
C’est une première mention observée au Domaine des Oiseaux : un jeune Coucou geai élevé par une Pie bavarde.
C’est une première mention au Domaine des Oiseaux de Mazères en Ariège, la reproduction d’un Coucou geai, un oiseau connu pour parasiter les nids de Pie bavarde.
Depuis la mi‑avril, un couple de Coucous geais fréquente une zone boisée du site. Les photographes et naturalistes de l’association des Amis du Domaine des Oiseaux ont observé à plusieurs reprises, et presque quotidiennement, les allées et venues de ces deux oiseaux. En vingt ans de fréquentation du site, une présence aussi régulière n’avait jamais été constatée. Cette assiduité inhabituelle laissait clairement présager qu’il se passait quelque chose d’original.
À la mi‑juin, la découverte se confirme. Un jeune Coucou geai a bien éclos dans un nid de Pie bavarde et se fait nourrir intensivement par l’adulte. Déjà bien portant, l’oiseau se montre particulièrement actif et sait parfaitement se faire entendre lorsqu’il a faim. La scène observée au Domaine est d’autant plus inédite que le jeune Coucou, aussi gros que la Pie qui le nourrit, réclame sans relâche de la nourriture. La Pie répond à ses appels avec une énergie remarquable. Cette observation rare et spectaculaire vient ainsi conclure plusieurs semaines d’observations assidues et marque une première mention remarquable pour le Domaine des Oiseaux.
Le Coucou geai est un parasite de couvée spécialisé. La femelle dépose son œuf dans un nid de Pie bavarde. Contrairement au Coucou gris, le jeune Coucou geai ne pousse pas les autres oisillons hors du nid. Il éclot un peu plus tôt, ce qui lui permet de réclamer la nourriture avec plus de vigueur et de prendre de l’avance sur ses frères et sœurs.
La reproduction du Coucou geai reste rarement documentée en Ariège, ce qui renforce encore l’intérêt de cette observation exceptionnelle pour le site du Domaine des Oiseaux.
LADDDO



Cet article est la version originale. Pour une première expérience nous l’avons transmis à La Dépêche du Midi, qui l’a modifié et introduit des erreurs, jusqu’à se tromper sur le nom de l’espèce…
Nous comprenons que certaines rédactions puissent rencontrer des difficultés lorsqu’il s’agit de traiter correctement des sujets ornithologiques. Mais dans ce cas précis, cela révèle surtout un profond manque de relecture. D’autant plus que nous avions clairement précisé de ne rien modifier à l’original. Notre article associatif ne sera malheureusement pas aussi lu que celui publié sur le site de LDM, mais cela ne fait que renforcer notre opinion concernant ces médias. Cette première collaboration avec eux se termine ici…
La Pie n’est pas dupe. Elle remarque très bien que le poussin dans son nid n’est pas normal, trop gros, trop exigeant, trop différent. Mais elle continue à le nourrir parce que son instinct parental est irréversible, un poussin qui réclame déclenche automatiquement la réponse de nourrissage. En clair, la Pie détecte l’intrus, mais son instinct l’oblige à s’en occuper.

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